Une nouvelle page se tourne

2021, merci !

Nous y sommes, vendredi 31 décembre 2021. Sacrée année n’est-ce-pas ? Qui aurait cru que nous serions encore, un an plus tard, à la merci de ce tendre et cher Covid-19 ? Pas moi, je vous l’avoue. Je pensais, peut-être bien trop naïvement, qu’un an plus tard, ce ne serait qu’un mauvais souvenir qu’on lirait dans les livres d’Histoire mais ce n’est pas encore le cas puisque nous la vivons encore, cette fameuse histoire. L’année dernière, ce même-jour, quasiment à la même heure, je faisais le bilan de cette folle année 2020, une année difficile mais qui m’a appris énormément et dont j’avais retenu surtout le positif car oui, cette crise m’a aussi beaucoup appris. 2021 a été tout aussi riche en apprentissage, en changement de vie, en prise de risques, risques que je ne pensais jamais être capable de prendre, toujours « de peur de » et pourtant, ces risques ont changés littéralement ma vie…

Janvier Une nouvelle année, de nouveaux espoirs, notamment celui d’une fin réelle et concrète du Covid (oui je me suis totalement fourvoyée mais l’espoir fait vivre !). Le moral commence a flanché, je me sens seule à Montauban et isolée de mes amis toulousains, ce couvre-feu et cette restriction de kilomètres commencent bien trop à me peser, heureusement que le télétravail n’est que 3 jours par semaine, mes collègues sont un vrai soutien alors je tiens. Mais le HPE (Haut Potentiel Emotionnel) a tendance à reprendre le dessus, je suis hypersensible, la moindre de chose m’affecte x100.

Février Je continue ma thérapie, j’alterne avec l’hypnothérapie et ça me fait énormément de bien. Je comprends enfin qu’être HP n’est pas une plaie en soit, moi qui pensait être « pas normale » je me rends compte que je ressens juste les émotions différents des autres et je commence vraiment à m’accepter telle que je suis. Je brave l’interdit en faisant des soirée à Toulouse, chez des copains, on picole, on rigole, on se fait de bonne bouffe… Je ne tiens plus toutes ces restrictions, j’ai besoin de retrouver un semblant de vie sociale, de vie « normale » après tant de moi de serrage de visse. Et puis, lors d’une soirée (un peu trop alcoolisé), l’inattendue se produit : on a tous, un jour, embrassé un pote parce qu’on était un peu trop bourré, un vrai pote, avec lequel il n’y avait jamais eu d’insinuation, de drague ou de malaise… sauf que je ne pensais pas qu’un baiser changerait, quelques semaines plus tard, ma vie. Au début, j’avais énormément d’appréhension, de craintes, beaucoup de questionnement, comme j’ai toujours eu et puis… Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne peux même pas l’expliquer mais c’est devenu une évidence, moi qui repoussait toute forme d’affection. C’est lui, mon pote, mon gars sur, « Frère » comme j’aimais à l’appeler. Après des mois d’amitié, de soirées, de dimanche sushi Netflix, de délires de potes, d’épaule sur laquelle pleurait, de conseils… et bien c’est lui que mon coeur a décidé d’aimer. Février a aussi été le mois où j’ai pris une grosse décision : celle de prendre rendez-vous chez un chirurgien esthétique.

Mars Nous sommes toujours dans un espèce de pseudo confinement mais le printemps et les beaux jours pointent leur nez. Je pars en week-end pour la première fois depuis un moment, à Biarritz. Un semblant de liberté qui fait tellement de bien au moral ! Je vous ai parlé de mon RDV chez un chirurgien esthétique en février…. Et bien en mars, j’ai passé le cap, je me suis fait opérer du visage pour m’enlever un grain de beauté que je ne supportais plus depuis l’adolescence, la meilleure décision que j’ai pu prendre, je m’enlevais un poids… Et oui, on peut être sacrément con à l’adolescence « la sorcière, verrue, chocapic » et j’en passe des surnoms que l’on me donnait à cause de mon grain de beauté à côté de la lèvre. Certes, il avait du volume, mais à l’époque des surnoms, il n’en avait pas autant que maintenant.

Avril Arrive le jour où l’on m’enlève le pansement et les points, là… grosse claque. Je sors en larme. Je me trouve défigurée. Le chirurgien (qui a fait un travail impeccable mais ça, je ne pouvais le voir de suite) est froid et n’a aucune parole pour me rassurer. Heureusement, M. avait tenu à m’accompagner jusqu’à Perpignan. J’ai béni la présence du masque à cette époque. Sauf que quelques jours plus tard, je montais à Paris pour tourner une webTV avec la marque Sauter, très difficile d’être face à la caméra quand vous vous sentez aussi mal dans votre peau, je n’assumais pas mon visage et cette énorme cicatrice…

Mai Quand je vous dis que cette année a été l’année du changement… Nous prenons la décision d’aménager ensemble avec M. Et c’est parti pour la recherche d’appartement, les visites… jusqu’à trouver LA perle rare à la fin du mois !   Tou est allé très vite. Et puis n’oublions pas que Mai marque aussi la réouverture des restaurants, belle évolution ! Ma cicatrice évolue bien, je commence à ne plus stresser autant, je m’assume même plus avec une jolie cicatrice qu’avec ce grain de beauté, c’est pour vous dire… Je ne regrette plus mon choix, au contraire, je suis fière d’avoir pris cette décision !

Juin On emménage et c’est la course ! Deux appartements à déménager dont un sur Montauban, tellement hâte de le quitter et de revenir à Toulouse mais surtout de ne PLUS JAMAIS VOIR mon voisin psychopathe qui me harcelait depuis un an. Un enfer depuis que nos relations s’étaient dégradées l’été d’avant, vous n’imaginez pas… Mais qui dit changement dit stress, le HP refait surface mais étrangement, une seule séance d’hypnothérapie m’aura suffit. C’est même la dernière fois que je suis allée voir ma psy et c’est une vraie fierté de réussir enfin à gérer mes émotions.

Juillet / Août Deux mois qui se ressemblent : on aménage notre cocon petit à petit, on se laisse bercer par l’été et ça fait du bien. On part à la mer avec les copains, on file se prendre quelques jours de farniente sur la Costa Brava, vacances à Perpignan… Et puis c’est un bonheur d’être à Toulouse, de retrouver ma ville de coeur au quotidien, même si je travaille encore sur Montauban. Je ne savais pas encore que quelques mois plus tard, tout cela allait changer…

Septembre AMEN on peut ENFIN s’envoler pour une destination autre que la France ! Nous voilà donc parti pour mon pays de coeur, le Maroc. J’avais si hâte de faire découvrir Marrakech à M. qui n’était jamais venu. On sent que la ville a subi le covid : tout est calme, beaucoup de boutiques encore fermées, il n’y a pas l’effervescence d’avant dans le souk.. mais c’est loin de me déplaire, j’ai aimé découvrir un Marrakech plus calme, plus secret. 

Octobre Birthday’s girl ! Ah rien ne change, Octobre est vraiment mon mois préféré car l’automne est ma saison préférée… Et puis cette année nous avons pu fêter nos anniversaires avec ma Ge (pour ceux qui ont lu mon article l’année dernière, rappelez-vous l’annonce du nouveau confinement 4 jours avant notre soirée… grosse loose à l’époque !)

Novembre Et on s’envole à nouveau, cette fois-ci pour une destination qui m’était également inconnue : Milan ! Trois jours non-stop dans une ville incroyable, riche, un musée à ciel ouvert ! Nous avons surtout passé notre séjour à… manger ! Les 30km de marche étaient nécessaire pour éliminer 😉 Novembre est également le mois du changement… Un coup de téléphone, un entretien, deux entretiens et beaucoup d’hésitation et pourtant… je prends la décision de quitter mon travail à Montauban pour une nouvelle aventure.

Décembre Une fin d’année épuisante. Le 10 décembre, je quitte définitivement Montauban, mon travail, cette équipe qui m’a tant apportée et tant soutenue, pas facile, les émotions sont là, bien fortes. Le 13, je débarquais dans mes nouveaux bureaux, nouvelle équipe, nouvelle place à prendre, nouveaux challenges… Je crois que je ne réalise toujours pas que je suis désormais attachée de presse dans une agence toulousaine, moi qui avait dit « jamais en agence » comme quoi, ne jamais dire jamais ! Le 23 décembre a aussi été une grande journée : J & M ont signé le restaurant, ça y est… la semaine d’avant, nous voyions les plans en 3D pour la première fois, tout commence à se concrétiser. Je suis fière d’eux mais surtout si fier de lui. Dans quelques mois, un nouveau lieu ouvrira à Toulouse….

Ce mois de décembre a été intensif, tant physiquement qu’émotionnellement. Je suis fatiguée et surtout, j’ai l’impression que cette année est passée à une telle vitesse que je ne réalise pas que demain, nous nous réveillerons en 2022.

A toi, 2021, je tiens à te remercier. Tu as passé ton temps à me challenger, à me sortir de ma zone de confort, à me mettre devant des murs. Tu as aussi renforcer mes liens d’amitié, fait rencontrer de très belles personnes, tu m’as aussi ouvert les yeux. 2021, tu as été incroyable, je ne retiens que le positif : tu m’as fait grandir.

Pour 2022, je vous souhaite une année aussi belle que la mienne, aussi riche et forte en émotion, pleine d’amour et de rebondissement, de « vas-y fait le » et de « si je le fais pas maintenant je le ferais quand ? ». 

2022, je t’attends à bras ouverts !